Jean Michel
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Pipelette

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bons sautés !
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« le: 21 Juillet 2010, 07:22:50 pm » |
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Ne pas subir ... Securite - Franck Konrad - 1998-02-01 BASE report#3
Le BASE jump est par définition une activité dangereuse... Mais les BASE jumpers sont souvent pour eux mêmes plus dangereux que le sport qu'ils pratiquent. Les exemples ne manquent pas de débutants qui brûlent les étapes ou de confirmés qui se font piéger par la routine.
Pratiquement tous les incidents ou accidents recensés à ce jour proviennent d'erreurs humaines et n'ont pas grand chose à voir avec la fatalité.
Il ne s'agit pas encore une fois de prétendre faire du saut de site une activité sûre à 100 %. Mais si l'on pouvait supprimer l'imprudence comme facteur d'impact, on ferait un grand pas dans cette direction ...
Voici pêle-mêle quelques exemples d'incidents ou d'accidents probablement évitables :
Saut de barrage en baskets au dessus d'une zone de posé réputée difficile suivi d'un atterrissage violent. Conséquences: Fracture ouverte du pied
Saut de falaise, emmèllement consécutif à un mauvais pliage, autorotation et impact dans les arbres. Conséquences: Contusions.
Saut de falaise, même sauteur que la fois précédente mais sur un site différent. Re-emmêlement, re-autorotation suivie d'un retour à la paroi raclée sur environ 100m avant l'impact. Conséquences: Contusions multiples.
Saut de falaise (1000m), le sauteur pressé (tournage d'un film) plie précipitamment et laisse les commandes hors du glisseur. Pas de conséquences.
Saut de falaise, vent de travers particulièrement fort. Conséquences : Orientation et retour à la paroi de l'un des sauteurs et fracture du tibia.
Two ways de falaise, un sauteur avec glisseur, l'autre sans. Mauvaise syncro au départ. Le sauteur sans glisseur se retrouve sous le sauteur avec glisseur. Au bout de 4 secondes il se résigne à ouvrir. Le numéro deux se retrouve ainsi en chute à 200 m du sol avec sous lui une voile en phase d'ouverture. Conséquences: Impact violent dans la voile. La voile du sauteur sans glisseur est sérieusement endommagée mais vole encore. Le deuxième ouvre sa voile dans la foulée. Pas de conséquences.
Saut de falaise, 10 secondes de chute avec glisseur. Voile hors d'âge. Rupture de l'intrados du caisson central sur les trois quart de sa longueur. Atterrissage violent. Pas de conséquences.
Saut de falaise sans reconnaissance de l'atterro. Atterrissage dans les lignes EDF. Conséquences: Voile brulée
Saut de falaise avec glisseur. Temps de chute trop court (3 secondes). Matériel inapproprié (voile Cruislite probablement trop freinée) Manque d'expérience du sauteur. Conséquences: 1/2 twist et retour à la paroi. Pas de blessures graves.
Two Ways de falaise pour le tournage d'un film. Un des sauteurs, alpiniste confirmé occupé par la liaison radio avec l'hélico oublie de se décrocher de sa longe: Départ, 1 m de chute et retour violent à la paroi. Pas de conséquences sauf celles que l'on imagine pour le numéro deux qui a vu partir son équipier et qui se retrouve tout seul sous voile.
Saut de falaise, Voile hors d'âge complètement poreuse. Conséquences : Atterrissage violent dans une pente d'arbres 200m avant la zone de posé alors que tous les autres sauteurs ayant chuté aussi longtemps se présentent 200m au dessus de celle-ci...
Etc...
Ces exemples sont extraits du questionnaire remplis par les membres de la FBA ou issus des souvenirs de l'auteur.
Il suffit de peu pour ne pas rentrer dans les statistiques. Par exemple :
Sauter avec du matériel de BASE en bon état.
Tenir compte du vent. Si l'on débute ou si l'on ne connaît pas le spot, ne sauter que par vent nul.
Respecter une certaine progression. 20 sauts sans glisseur sont le minimum incompressible en dessous duquel il est prématuré de passer aux sauts avec glisseur.
Prendre son temps et toujours briefer son saut, que l'on soit seul ou à plusieurs.
Ne pas faire de premier saut en falaise.
Ne pas former de gens quand on n'a pas soi même d'expérience, et bien comprendre la responsabilité que cela implique.
Ne pas être passif lorsqu'on apprend ni trop confiant vis à vis d'un formateur quel que soit le niveau de celui-ci. Chacun est responsable de sa propre sécurité.
Apprendre, comprendre le pliage et y consacrer le temps nécessaire.
Choisir un site approprié pour effectuer son premier saut de falaise.
Les rotations à l'ouverture et les twists sont de loin les causes principales d'accidents. Il convient de s'entraîner et d'être apte à corriger dès la phase d'ouverture. Au delà de 5 secondes de chute, il faut dériver systématiquement. Ne pas sauter glisseur haut pour les délais de moins de 4 secondes. Etre stable et symétrique au lâcher d'extracteur. Utiliser de préférence une Tail Pocket et enfin choisir si possible des sites déversants (chaque mètre compte ... ).
Il peut être intéressant de freiner la voile, mais en sachant bien qu'une voile trop freinée à une fâcheuse tendance à twister. Question de dosage...
Et enfin si on a des twists, ne pas considérer que tout est fini. Peu de situations de twists se soldent par un retour à la paroi. A condition d'être actif.
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