Jean Michel
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Pipelette
 
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bons sautés !
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« le: 21 Juillet 2010, 06:10:39 pm » |
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"THE GROUNDS THE LIMIT" ... Edito - Franck Konrad - 1997-08-01 Edito BASE Report #1
Il a coulé beaucoup d'eau sous le viaduc des Fades depuis 1989. Cette année là, Eric Beaud en sautant le premier du Marteau va ouvrir la voie au Base Jump en falaise et relancer l'intérêt pour une discipline qui ne semblait jusqu'alors vouée qu'aux ponts du massif central et à un ou deux immeubles Parisiens. Un petit noyau de passionnés se forme alors qui va écumer les Alpes françaises suisses et italiennes et déborder sur les traces du Dr Beaud jusqu'aux pyrénnées espagnoles.
Fin 1989 la double accident de Catherine Vallaud et de Jean Marc Boivin repose le problème crucial de la technique et de la sécurité. A l'époque, on plie le plus souvent en free-pack intégral (suspentes lovées au fond du sac. Cette méthode de pliage sera à l'origine de nombreux emmêlages et line-over) et le matériel, hormis l'extracteur, est pratiquement le même que celui utilisé en saut d'avion. Erich Beaud (encore lui) a le premier l'idée d'utiliser la gaine comme système de déploiement. Les résultats sont très satisfaisants et une majorité de pratiquants adoptent ce système qui solutionne au moins en partie le problème des line-over.
Les cadences de sauts s'accélèrent Dominique Gleize franchit le premier en 1990, la barre symbolique des 100 sauts. Parallèlement, l'expérience et la technique ne cessent d'évoluer. Eric Fradet et Jacques Malnuit ramènent de précieuses informations des Etats-Unis. Jacques introduit en France les premiers Matériels spécifiquement BASE, notamment les sacs-harnais Wizard et Sorcerer développés et construits par Mark Hewitt, En huit ans, l'expérience, la technique et le matériel ont évolués de manière considérable, pour me pas dire spectaculaire. Près de 4000 sauts ont été effectués en France par une vingtaine de pratiquants réguliers dont une dizaine totalisant à eux seuls prés des trois-quarts des sauts - forment le noyau dur. Plus de 95% des sauts effectués l'ont été de falaises. Les 5% restant se partageant dans tordre décroissant entre les ponts, les buildings et les antennes.
Durant cette période de nombreux accidents aux conséquences plus ou moins graves se sont produits dont cinq ont été mortels (ne sont retenus ici que les accidents survenus en France et en Suisse ou ceux ayant touchés des français à l'étranger).
Beaucoup de ces accidents auraient pu être évités. Il serait bien sur illusoire encore plus qu'en parachutisme classique de vouloir ne serait ce que tendre vers le risque zéro. Il n'en est pas moins permis de croire que l'on puisse s'orienter vers une prise de risque minimale. Un risque géré et surtout identifié par le pratiquant. Cela suppose tout d'abord une prise de conscience et la compréhension de la part de chacun qu'en BASE Jump plus qu'en parachutisme classique, la sécurité est une affaire personnelle. Cet état d'esprit manque malheureusement souvent et certains même ne sautent que pour le prestige du risque. Il n'est pas possible et encore moins souhaitable de vouloir réglementer en quoi que ce soit Ici pratique du BASE Jump mais il est par contre nécessaire d'informer les gens et de les sensibiliser à une certaine forme d'éthique liée seulement au bon sens et au respect : Celui de soi-même, celui des autres. et surtout celui de la discipline qu'ils pratiquent.
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